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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 22:02

Les premières Milices Citoyennes à Strasbourg

le lundi 27 décembre 2010

 

Les méfaits de la loi LOPPSI2 commencent à se faire sentir insidieusement…

 

Tout d'abord, un témoignage direct de scènes très inquiétantes dans la rue d'une de ces Milices à l'œuvre ; confirmé ensuite par un camarade qui se réfère au journal local qui fait une grande publicité de ce qui s'appelle officiellement «Service Volontaire Citoyen».

 

En effet, pour avoir été témoin, à la rue de la 1ere Armée, ce midi, au niveau de la station tram, de scènes étranges, et d'abord sans aucunement porter des conclusions définitives, tout porte à croire que voilà les premiers pas du nouveau SVC généralisé et officialisé :

 

De la fenêtre d'un immeuble donnant sur la rue, je vois cinq personnes, en civil, apparemment une femme et quatre hommes, sans aucun signe distinctif. Ils sont autour de deux SDF, et rigolent avec eux, leur parlent. Mon attention ne se serait pas attardée davantage si un car de la police nationale, en patrouille, comme il y en a tant dans ce secteur, ne s'était pas arrêté à leur niveau.

 

Première chose étrange : les cinq individus vont gaiement vers le car de police, font des signes de la main. Un flic en uniforme sort, la femme lui fait la bise, les autres ont l'air très excité, presque gamins, à tous parler en même temps. Finalement, le car s'en va assez rapidement continuer sa ronde. Comme de vieux amis de longue date, les cinq individus leur font des signes d'au-revoir, de manière très démonstrative. Puis ils saluent les SDF qui ont l'air de ne pas comprendre. Je remarque d'ailleurs que d'autres passants, dans la rue à ce moment-là, ont également l'air surpris.

 

C'est alors que se produit le plus étrange : les cinq individus remontent la rue et au premier croisement, alors qu'une voiture se gare sur un trottoir, ils se précipitent et d'après les signes de main, lui font apparemment comprendre qu'il n'a pas le droit de se garer là. Comme le type en voiture a l'air de s'en foutre, tout à coup, ils lui disent quelque chose et le type en voiture donne ses papiers d'identité, son permis de conduire, et sa carte grise. Pendant 5 à 10 minutes (ce qui est très long), ils contrôlent ses papiers.

 

Première question : À supposer que ce soit des flics, des civils peuvent-ils contrôler des papiers selon leur bon gré ?

 

Deuxième question : Si ce sont des flics, et en civil, ce ne peut être ni des BACeux ni autre, donc qui sont-ils ?

 

Première conclusion : En considération de cela, et de plus sans aucun signe distinctif, ce ne sont sûrement tout bonnement PAS des flics. Pas officiels en tout cas.

 

Par ailleurs, ils ne font pas sérieux, ils sont à quatre en cercle à décrypter le permis de conduire, puis deux regardent l'intérieur de la voiture par la fenêtre, un autre vérifie les pneus, un autre va jeter un coup d'œil rapide au niveau du coffre. Et là, de plus en plus étrange, un des individus parle à un petit micro au niveau de son col. Les SDF plus loin, sur la même rue, ont l'air de débattre vivement de ce groupe et les montrent du doigt en causant vivement.

 

Après de longues minutes, et un nouveau speech au micro, ils rendent les papiers au conducteur qui s'en va fissa.

Là, nouvelle scène étrange, ils rigolent en cercle, ont l'air de beaucoup s'amuser.

 

Il est dommage que je n'ai pas d'appareil photo car j'en aura bien pris de ces scènes très curieuses. Puis ils remontent la rue et tournent en se dirigeant vers le centre-ville.

 

Car me revient aussitôt une des nouvelles mesures promises par la loi LOPPSI2, à savoir le «Service Volontaire Citoyen», sorte de Milices Citoyennes-Républicaines à la nature et au rôle flous. Voici d'ailleurs ce qu'on en sait :

 

RÉSERVE CIVILE DE LA POLICE ET SERVICE VOLONTAIRE CITOYEN

 

La réserve civile est constituée de retraités de la police nationale et de volontaires. Les retraités peuvent accomplir des missions de soutien aux forces de sécurité et des missions de solidarité et les volontaires des «missions élémentaires d'exécution» ou des «missions de spécialiste correspondant à leur qualification professionnelle». Le service volontaire citoyen concerne des missions «de solidarité, de médiation sociale et d'éducation à la loi».

 

Or, il semble que le journal local DNA (Dernières Nouvelles d'Alsace), de bonne droite par ailleurs, fait depuis longtemps la publicité pour ce genre de dispositif. En effet, cet article datant de février 2007. Voici notamment les critères de recrutement :

 

  devenirVolontaireCitoyen

 

 

D'après des camarades, de nouveaux articles du même genre ont été publiés récemment, que ce soit aux DNA ou au journal 20 Minutes local.

 

À ce titre, voici un extrait d'article datant du 7 novembre 2010, trouvé dans les journaux L'Alsace et DNA :

 

dna  

 

Voici qui est explicite, si l'on n'avait pas encore compris : ce sont bien là un dispositif de Milice, de délation, de surveillance, sorte de gangs policiers, dont on ne sait ni les droits officiels, leurs équipements (apparemment, déjà un micro), voire leurs armements (moins probable, mais qui sait), leur autorité officielle (sont-ils des «représentants d'État» officiels et, en tant que tels, disposent des mêmes pouvoirs d'intimidation et de répression que toute police déjà existante).

 

Ces Milices d'État ne sont sûrement que les prémisses de prochaines milices davantage nationalistes, car qu'est-ce qui interdit à l'État de créer des milices qui soutiennent des rafles de sans-papiers, par exemple, de squats, etc.

 

En outre, il semble que la loi LOPPSI2 ne fait que GÉNÉRALISER et OFFICIALISER sur tout le territoire ce dispositif, déjà existant dans plusieurs secteurs, comme l'atteste ce blog de recrutement de la police :

 

En situation de mouvement social, de manifestations syndicales ou sauvages, d'émeutes en banlieues, d'occupations et de blocages, quelles seront les conséquences de l'élargissement et du durcissement de ce nouveau dispositif d'État ?

 

La guerre sociale ne fait que se durcir…

 

Que la peur change de camp.

Par Barrikad - Publié dans : Lois liberticides
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 20:17

 

 

Que 1000 indymédia Paris naissent !


Soyons tous des copwatchers !

 

Nous avons appris dans l’après midi du 23 décembre 2010 la plainte du ministre de l’intérieur Brice Hortefeux contre la diffusion des policiers en civil en photo. Comme cadeau de noël, quoi de plus beau. Brice Hortefeux est -il encore ministre de l’intérieur ou soutient-il les actes violents et mensongers de certains policiers. En tout cas, il aura fallut qu’Alliance fasse un vœu pour qu’Hortefeux l’exauce. Un piège a été tendu et c’est tout le ministère de l’intérieure et alliance qui sautent pieds joints dedans. Après avoir fait autant de pub sur le copwatching, mode d’action maintenant criminalisé et consideré comme anti flics, c’est un effet de prolifération qui risque d’entrainer d’autres publications dans d’autres villes. De plus, le fait de porter plainte pour du vent sur un acte que nous avons le droit de faire est assez extraordinaire et mènera à une nouvelle défaite judiciaire pour les plaignants.

 

Pour rappel :

 

Voici la saisine numéro 2005-29 concernant les photographies :

 

Avis de recommandations de la commission nationale de déontologie a la suite de la saisine le 23 mars 2005 par Mme Marie Christine Blandin, Sénatrice du Nord.

 

Recommandations :

 

Il parait opportun qu’il soit rappelé aux force d’intervention notamment aux Crs qu’elles doivent considérer comme normale l’attention que des citoyens peuvent porter à leur mode d’action , le fait pour les policier ou les crs d’êtres photographiés ou filmés durant leur intervention, ne peut constituer aucune gêne pour des policiers soucieux du respect des règles déontologiques.

 

Les journalistes et particuliers ont le droit de photographier et de diffuser des photos des forces de l’ordre si elles ne portent pas atteinte à la liberté de la personne ou au secret de l’instruction. Ces mêmes forces de l’ordre ne peuvent pas s’opposer à l’enregistrement de leur image ni confisquer les appareils ayant servi à cet enregistrement.

 

Les seules exceptions sont les forces de l’ordre affectées dans des services d’intervention (Raid, GIGN, GIPN, BRI, sécurité du Président…), à la lutte anti-terrorisme ou au contre-espionnage, en vertu de l’arrêté du 27 juin 2008.

 

Depuis 4 ans, à Lille des photos de policiers en civil sont diffusées de manière régulière. Depuis 4 ans, jamais une plainte n’a été recensée et depuis 4 ans, jamais un flic n’a été agressé. Visiblement, Paris est une enclave ou les fascistes peuvent tenir un colloque international sur l’islamisation mais ou la prise de policiers en photo dans l’exercixe de leur fonction est criminalisée.

 

Que 1000 indymédia paris naissent !

 

 

A lire sur Indymédia Paris :

Copwatch : A l’attention de nos contributrices et contributeurs

Par Barrikad - Publié dans : Répression (en pleine gueule)
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 16:39

 

 

Source : http://www.youtube.com/watch?v=-IU7PIk6kV4 

 

Les actions menées dans le cadre du camp No Border de Bruxelles se sont toutes heurtées à l’heure qu’il est à des effectifs policiers nombreux et agressifs. Rien de surprenant au pays qui refusa l’asile à Semira Adamu dont la manifestation de dimanche devant le centre fermé du 127 bis commémorait l’assassinat. La police belge n’a pas la réputation d’être outrancièrement humaniste quoi que clame la propagande de l’actuelle présidence de l’Union. Elle le prouve encore une fois. L'humiliation du citoyen qui la paye ne lui fait pas peur. Mais si chacun sait que le petit pays « aux valeurs progressistes » est peu à peu livré à des tribuns d’extrême droite qui camouflent en menace de scission la même réforme ultra-libérale que partout ailleurs, on avait négligé de souligner la veulerie particulière qu’occupe le monde syndical dans ce brillant tableau.


 

Ne soyons pas trop sévères avec nos apparatchiks. Ils sont parfois un peu dépassés par la xénophobie téléguidée de leurs affiliés et l’alcool des grandes marches défrayées fait parfois dire des bêtises. D’ailleurs, la grande manifestation contre les politiques d’austérité en marge du sommet ECOFIN de ce mercredi avait commencé dans un louable effort de convergence. La direction du gros syndicat belge avait accordé à un groupe anticapitaliste du nom de Precarious United de pouvoir défiler avec les autres. Elle a même confirmé cet accord au départ du cortège lorsque les anticapitalistes non encartés étaient d’emblée bloqués par la police. Mais on murmure que cet accord n’avait pas résisté quelques heures avant, lors de la réunion de préparation avec les autres syndicats européens. Pauvre Belgique, seule à vouloir l’humanisme ! On se demande s’il n’était pas un peu contradictoire de maintenir cet accord tout en laissant courir dans les cordons de sécurité entourant le cortège la consigne de ne laisser s’approcher aucune brigade de clowns de la très sérieuse procession. Et si cette consigne est tout à fait étrangère à l’arrestation préventive de 30 clowns à leur sortie du camp No Border.


 

Que de questions que n’ont su résoudre devant nos caméras ces chevaliers de la solidarité, très occupés à disperser le bétail autour de cinquante personnes agressées et arrêtées par la police sans aucune raison apparente. La raison administrative qui leur a été donnée lors de leur libération le soir même, avec quelques bleus en souvenir, est bien entendu « le trouble à l’ordre public ». On en arriverait presque à le détester cet ordre, à force de nous le voir resservi à chaque mouvement suspect. Mais il comprend donc la liberté pour les syndicats de contester entre soi. Le dernier spectateur du JT de 20h nous dira : et les cagoules noires ? Les vitres cassées ? Les débordements ? et l’on répondra que, tout No Border que fut en partie le bloc Precarious United agressé ici, le noir y faisait bon ménage avec le rose des joueurs de samba qui, en première ligne se sont bêtement exposés à recevoir les premiers coups de matraque. Que de vitre cassée, pas une, pas même par la police déguisée, qui n’a même pas pris la peine cette fois-ci de justifier a posteriori la répression. Quant au débordement, oui, on voit bien que tout déborde de plus en plus dans cette société de vieillards stupides, à commencer par le fait d’être un peu trop jeune, un peu trop vivant, dans une société prise en otage par la finance et le profit, où plus rien n’a le droit de respirer. Ce n’est pas les quelques affiliés du syndicat français Sud arrêtés dans la mêlée qui diront le contraire, ni les quelques métallos de la CGT qui n’avaient peut-être pas totalement oublié Emile Pouget en passant par là. Ceux-là au moins n’usurpaient pas les beaux slogans de solidarité que se sont contenté de porter les autres. Ils étaient une dizaine. Sur 100 000 ?

Par Antoine - Publié dans : Résistance
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